RAPPORT DE MISSION DE SUIVI DES VICTIMES DES VIOLENCES SEXUELLES ET AUTRES REALISE AU DFF/OPAS MATADI

CONTEXE

Dans le cadre de la mise en œuvre du programme de la prise en charge psychosocial des victimes de violences sexuelles et autres faites aux femmes, hommes, jeunes filles et enfants dans la province du Kongo-Central, le Dynamique Femme et Famille DFF/OPAS avait signé un contrat de partenariat avec le Centre de Rééducation et traitement pour Enfants et Personnes à Problèmes « CEREP » Pour une série d’activités ayant trait avec la prise en charge de ses enfants dans la formation des encadreurs de ces enfants  ainsi que les suivis de ces victimes disséminées à travers la province regroupés au sein des CLUBS DE PAIX  supervisés par le DFF/OPAS.  

C’est  dans ce sens que le tout a commencé par le renforcement des capacités des prestataires œuvrant au sein des clubs de paix en TECHNIQUES ET OUTILS D’ACCOMPANEMENT PSYCHOSOCIAL, en de doter à ces assistants psychosociaux des outils et stratégies de mieux encadrer ces personnes en situations difficiles ou en détresse

A l’issu de celles le DFF /OPAS avait recommandé une mission de suivi des victimes de prime à bord dans la ville de Matadi en collaboration avec d’autres partenaires qui s’occupent encore de cette catégorie de victimes et qui n’ont pas encore bénéficié de cette prise en charge en l’occurrence ;la Police Nationale Congolaise ,le centre des jeunes de Minkondo, une école phare et une église de la ville. Cette mission devait se dérouler en 3 temps forts à savoir ;

  • La réunion préparatoire avec les différents partenaires
  • La prise en charge des victimes
  • Le suivi des activités dans le site.

INTODUCTION

Le tout a débuté le lundi 22 novembre, par une réunion préparatoire sur l’initiative du cadre de partage avec les partenaires en faveur des femmes, et des jeunes victimes des violences.

Ce cadre qui a regroupé le représentant de la cellule de protection de la police  Nationale Congolaise PNC, le représentant du centre des jeunes, deux points focaux des APS ainsi que l’expert, le psychologue clinicien ,Mr Floribert BATUTILA MEDIKA.

Au cour de cette entrevue, les acteurs précités, avaient décidé de la modalité pratique et de la faisabilité et du déroulement des activités durant les deux jours dans la mise en œuvre de la prise en charge des victimes, en outre ils avaient fourni à l’équipe des éléments nécessaires pour la tenue de celle-ci. 

La journée du mardi 23 Novembre, consistait à l’élaboration des termes de référence à suivre dans la planification des activités, et l’accueil  des victimes en leur offrant les maximum d’empathie pour la réussite de celles-ci.

DEROULEMENT DE L’ACTIVITE

JOUR 1

MERCREDI 24 NOV.2021.

Le tout a débuté par l’accueil des victimes directes et indirectes, la mise place terminée, le modérateur a entonné une chanson de louange suivie d’une prière matinale.

Un petit déjeuner a été servi à tous les invités comme pour les mettre en confiance.

Nous avons noté la présence des mamans accompagnées de leurs enfants et  de petits enfants.

Afin de préserver le principe de confidentialité des informations et de la sécurité des victimes mises en confiance, nous avons procédé à la séparation des victimes directes et indirectes dans deux salles différentes pour la consultation, l’écoute et la pratique du counseling

Dans l’une ou l’autre des deux salles, une campagne de sensibilisation a battu le record animée par le colonel MADO de la cellule de la protection de la , PNC sur  les différentes formes de violences faites à la femme et la manière de dénoncer en vue d’obtenir réparation, et par Mme Romanie, infirmière du centre des jeunes, dans prise en charge médico-sanitaire.

Après l’étape de la sensibilisation, les assistants psychosociaux présents dans la salle, avaient procédé à la consultation des nouveaux cas et le cas échéant à la référence des cas chez  les psychologue clinicien  pour certaines indications en vue de les préparer à la pratique du counseling le jour suivant.

C’est par ces exercices là qu’avait pris fin la journée du mardi.

JOUR 2

LE JEUDI 25 NOV.2021.

  • Accueil des victimes
  • Chant de louange
  • Prière matinale
  • Petit déjeuner.

Pendant que les victimes prenaient leur petit déjeuner, les 12 APS devraient se positionner en forme de bureau d’accueil pour recevoir chacun  les victimes mises en confiance à travers un accueil chaleureux.

Ainsi pour la seule journée de Jeudi, nous avons reçu 53 victimes directes  qui avaient bénéficié de la prise en psychologique par les 12 APS formés responsables de Clubs de paix dans la Ville de Matadi

REPRESENTATIONS DES

  1. REPRESENTATION DES CAS PAR SITE Jour I
SITE V.D V.I TOTAL PNC 20 20 40 CENTRE DE JEUNES 03 03 06 Inst. MVIBUDULU 02 02 04 Eglise 02 01 03   27 26 53  
  • Prise en charge des cas reçu en conseling par les APS.
N°APS TOT. V. REC V.D V.I Total OBS 01 4 2 2 4   02 4 4 0 4   03 5 5 0 5   04 5 5 0 5   05 3 3 0 3   06 3 3 0 3   07 7 6 1 7   08 4 4 0 4   09 4 4 0 4   10 5 5 0 5   11 4 4 0 4   12 5 5 0 5     53 50 3 53    

Dans l’ensemble de deux jours, les APS sous la suspension du psychologie clinicien ont conseillé 53 cas dont 50 victimes directes et 3 victimes indirectes qui ont été restaurés, équilibré et stabilisés.

  • CARTOGRAPHIE DES VICTIMES PAR COMMUNES DANS VILLE DE MATADI
Commune Nombre NZANZA 4 MATADI 41 MVUZI 8   53  

Journée de Jeudi avait débuté à 9h30’, a pris fins à 17h00’ par une évaluation générale, les APS devaient faire en synthèse des cas repris et devaient remettre leurs fiches d’accompagnement psychosocial et leurs observations faites à l’expert pour synthèse, avis et recommandations.

Jour 3

vendredi 26 Novembre 2021

La journée de vendredi Novembre 2021 était consacrée à la visite des cas saillants dans un site choisi.

Il s’agissait d’une école secondaire dénommé Institut Technique KUANSAMBU.

L’équipe  composée de Mr. Floribert BATUTILA MEDIKA, psychologue clinicien et de Mlle Prudence LANDU est allée à la rencontre de deux victimes de violences sexuelles subies dans leurs milieux (natals) en famille, perpétrées par leurs propres parents.

Il s’agissait d’un cas x

Élève en 3ème Année Coupe

Âgée de 16 ans

Sexe : F

Habitant chez  sa tante paternelle, qui  ne cesse d’être harcelée par le mari de sa tante, celle-ci connait très bien le fait mais qui ne sait  pas reprocher son mari qui ne cesse de lui donner de l’argent pour qu’elle lui cède  le sexe en revanche.

Faits reportés a ses professeurs qui nous ont informé, un travail de conseling et des stratégies ont été donnés en guise de se prémunir pour ne pas tomber, nous lui avons dit de dénoncer le fait, la justice fera son travail.

Le second cas ;

Une élève y

Âgé de 17 ans

Sexe : F

Elève en 5ème Coupe et Couture

Cas d’inceste.

Harcelée également par son propre père qui ne cesse de lui demander de coucher avec elle lorsque la Maman est absente de la maison.

La fille a dénoncé le fait chez sa mare, mais celle-ci assiste impuissante et ne fait aucune réaction, l’enfant est délaissée par son triste sort.

Informés, ses professeurs lui ont donné quelques stratégies de sécurité, nous a note bien, nous avons fait un travail de conseling et l’avons réarme pour qu’elle soit efficace dans cette épreuve. Si cela persiste qu’elle dénonce peut que la justice fasse son travail.

OBSERVATIONS DES APS PAR RAPPORT A LA PRISE EN CHARGE DES CAS

Cinq préoccupations ont retenu l’attention des APS par rapport à la prise en charge des APS en faveur des victimes de violences reçues.

  1.  La pauvreté est la 1ère cause des cas viol des enfants, les parents de ceux –ci n’ont pas les moyens suffisants de pouvoir scolariser, nourrir et subvenir aux besoins des jeunes enfants.
  2. La promusante des habitations, la majeure de victimes reçues provenaient des Camps MOLAYI et Soyo, donc les enfants de Policier dont, eux-mêmes sont les auteurs de viol de leurs enfants dans la Camp.
  3. la Maltraitance ; plusieurs victimes ont déclaré être maltraitées car ne faisant pas partie de la propre famille cousines, mères et autres membres de la famille élargie subissent de la maltraitance on de cas de viol (inceste).
  4. le Mutisme, plusieurs victimes ont  déclaré être violées mais, ont peur de dénoncer par peur d’être chassées stigmatisées et rejetées en Communauté.
  5. l’Ignorance, plusieurs victimes ignorent où se présenter en cas de viol par manquent d’information, car n’était pas sensibilisées au demeurant, et par-dessus tout souffrent en silence.

Points Forts

  • La découverte  d’autres sites et la prise en charge efficiente et adéquate des victimes, ce qui a fait l’engouement des richesses les deux jours
  • La sensibilisation des victimes sur les généralités et l’aspect Medico – Sanitaires, du

Points faibles

  • Le temps pris était moindre par rapport au nombre des victimes reçues, droit le plaidoyer envers chaleurs pour  …..

Recommandations

  • La poursuite du programme avec les autres sites de LUKAYA, Cataractes et le Bas – fleuve.

Fait à Matadi, le 25/11/2021

Pour le CEREP

Dr. Floribert BATUTILA MEDIKA

Psychologue Clinicien

Spécialiste en Santé Mentale